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André Lewin.
Ahmed Sékou Touré (1922-1984).
Président de la Guinée de 1958 à 1984.

Paris. L'Harmattan. 2010. Volume I. 236 pages


Chapitre 63 — 2 août 1968
Sékou Touré proclame la Révolution Culturelle Socialiste


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Réunie à Kankan du 29 juillet au 2 août 1968, la 3ème session du Comité central du PDG proclame le lancement de la Révolution Culturelle Socialiste. Cette décision est censée représenter une novation dans la vie du pays, inspirée évidemment, avec les adaptations nécessaires, de l'exemple maoïste.
En fait, elle est une étape dans une évolution qui a commencé dès l'indépendance, et même avant, avec par exemple la suppression de la chefferie par le Conseil de gouvernement le 31 décembre 1957, et qui sera finalisée avec l'introduction de la notion de Parti-État.
Il s'agit avant tout de changer les mentalités et de créer un homme nouveau, même si la chose n'est pas dite avec autant de netteté que le fait le régime de Mao Tsé Toung. Ainsi que l'explique Sékou Touré :

"Que nous le voulions ou non, que nous nous en rendions compte ou non, nous sommes les uns et les autres marqués par le régime colonial que nous avons subi, qui pendant vingt ans, qui pendant trente ou quarante ans. Plus nos contacts avec ce régime ont été longs, plus nous sommes marqués, plus profondément les racines du colonialisme sont en nous." 226

Tout autant que contre les survivances du colonialisme, la révolution culturelle socialiste proclamée en 1968 a comme objectif de lutter contre certaines pratiques traditionnelles, qui risquent de détourner les populations s'y adonnant encore, de la ferveur révolutionnaire exigée par le Parti.
Il en est ainsi par exemple de l'initiation, passage des jeunes gens de l'enfance à l'adolescence, dont les rites impliquent la famille et la communauté villageoise tout entière, et qui se pratiquent depuis toujours dans l'ensemble des régions guinéennes.

Dès 1960, le Parti avait vainement tenté d'interdire ces cérémonies en utilisant la critique et la dérision.

La décision de les supprimer définitivement fut prise en conférence fédérale à Youkounkoun le 13 juin 1968.

Un mois plus tard, en pleine période d'initiation traditionnelle, le Parti passa à l'action et obligea les populations de cette région frontalière avec le Sénégal à assister à un grand meeting au cours duquel devaient être profanés les objets rituels et dévoilés publiquement les hommes masqués chargés de procéder aux cérémonies. Dans plusieurs autres régions guinéennes, les responsables du Parti en firent de même.

Sékou Touré ne manqua pas de les louer au moment où il lança quelques jours plus tard la révolution culturelle.

Déjà au lendemain de l'indépendance, une politique de "démystification" systématique avait cherché à détruire l'influence des cultes animistes et à laïciser la jeunesse.

Les traditionnelles cérémonies villageoises et les fêtes rituelles sont progressivement désacralisées et récupérées par les comités du Parti, d'autres pratiques sont carrément prohibées et punies.

Le 23 mars 1968 a lieu à Nzérékoré, en Guinée forestière, la dernière exécution publique de quatre hommes qui avaient été condamnés pour fétichisme 227.

Et il y a déjà plusieurs années que l'on n'a pas fait état de sacrifices humains rituels dans le pays. Au terme des travaux de la session de Kankan du Comité central du PDG, Sékou Touré affirme :

"La Révolution culturelle ne signifie pas rejet de la culture des autres peuples. Elle signifie liquidation totale de la ligne individualiste dans tous les domaines et triomphe absolu de la ligne de masse sur tous les fronts. Elle doit nous permettre de nous libérer définitivement et totalement de tout lien de dépendance vis-à-vis de la colonisation qui a été dans la vie de notre peuple une éclipse historique."

En vertu des décisions de Kankan, toutes les écoles sont transformées en Centres d'Éducation Révolutionnaire (CER), dotés (sauf ceux du 1er cycle) d'un conseil d'administration au sein duquel doivent être également élus des représentants des élèves. On constate vite qu'il y a de grandes difficultés dans la mise en place de ces CER, politique dont est chargé Tibou Faraguet Tounkara, secrétaire d'État à l'éducation nationale depuis le 19 janvier 1968.

[Erratum. — André Lewin confond deux personnalités : (a) Jean-Faraguet Tounkara, ancien membre du BPN et victime du "complot Petit Touré" (1965), (b) Tibou Tounkara, ancien ambassadeur (Paris, Dakar, successivement) puis secrétaire d'Etat. Il fut fusillé au Camp Boiro en 1972. — Tierno S. Bah]

Il faut dire que même dans les familles militantes se manifeste une réelle inquiétude sur la qualité des études que les enfants devront suivre, et sur les débouchés professionnels de qualité qu'ils pourront trouver.

A la suite de la première ordonnance sur ce sujet, en date du 5 août 1960 (elle affirme que l'éducation a pour but de rénover les valeurs culturelles africaines, et de rendre effectif le droit à l'instruction pour tous), il y a eu plusieurs étapes dans la mise en place progressive d'un enseignement national et révolutionnaire, selon un projet dans lequel Sénaïnon Béhanzin a joué un rôle important.

Du 14 au 18 août 1961 s'est tenue à Conakry une conférence nationale qui décide la suppression de l'enseignement privé, l'inclusion de la formation politique (c'est-à-dire en fait de l'idéologie) comme matière à part entière, et une progressive liaison entre l'école et la production (élèves et étudiants à la campagne). Quelques semaines plus tard avait eu lieu le "Complot des enseignants".

Les 27 et 28 février 1964, la conférence de Kankan sur la réforme de l'enseignement décide la création d'écoles normales primaires et supérieures, de l'école supérieure d'administration, de l'école nationale de secrétariat, et de l'Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser (IPGAN), qui sera installé dans les nouveaux bâtiments construits dans le quartier Donka de Conakry avec l'aide de l'Union soviétique. La première promotion d'étudiants à avoir été formée à l'IPGAN est baptisée le 5 avril 1968 du nom de "Vladimir Lénine".

Le Conseil National de la Révolution (CNR) de Labé, tenu du 27 au 31 janvier 1966, rend obligatoire l'enseignement des langues nationales dans toutes les écoles. Certes, en juin 1970, la langue française est introduite en 3ème année comme discipline spécifique.

En mars 1972, une session du CNR tenue en décide la création d'une Académie des Langues Nationales et d'un Institut Pédagogique National.

Le 20 mars 1972, Sékou Touré déclare qu'il est "ridicule" de qualifier de ''francophones" ou d'"anglophones" des pays africains dont à peine un tiers de la population parle le français ou l'anglais. Il en appelle à une utilisation généralisée des langues nationales, car l'"utilisation des langues des colonisateurs" est "la cause de notre grand retard en sciences et en technologies".

En novembre 1968 est créée l'Université guinéenne. Le CNR tenu à Conakry du 19 au 24 janvier 1970 décide que chaque comité de base (soit chacun des quelque 2.500 Pouvoirs révolutionnaires locaux ou PRL) doit se doter d'un CER de 1er cycle, et que tout CER des 2ème et 3ème cycles à profil agro-pastoral doit disposer d'un domaine cultivable, accessible aux élèves, qui devront y travailler pour accroître la production ("Prêt pour la Production" deviendra d'ailleurs à un moment un slogan qui prendra la relève de "Prêt pour la Révolution'').

En 1977, de nouvelles facultés d'agronomie et de zootechnie sont créées de manière à ce que chacune des 32 régions administratives dispose d'un tel établissement.

Lors de la visite en décembre 1978 du président Valéry Giscard d'Estaing, la faculté d'agronomie et de zootechnie de Faranah, sera baptisée, lors de son passage dans la ville natale de Sékou Touré, "Faculté Valéry Giscard d'Estaing" 228.

Mais l'éducation n'est pas le seul objet de la Révolution culturelle socialiste. Le sort des femmes et des jeunes, ainsi que la culture elle-même, sont évidemment concernés eux aussi au premier chef.

Sékou Touré ne s'en est-il pas pris dès 1949 aux hommes, qui "veulent d'une évolution qui tolère l'assujettissement de nos femmes à l'omnipotence de leurs maris, l'obligation faite à nos soeurs d'épouser, mal gré bon gré, le candidat choisi par leurs parents, ou que des frères héritent des biens au détriment des femmes et des enfants du défunt" ? 229

On sait l'attention que le PDG naissant porta aux femmes, qui furent de valeureuses militantes et de fidèles électrices. Les noms de Mbalia Camara ou de Mafory Bangoura ont été popularisés dès avant l'indépendance. L'engagement politique des femmes au sein des comités du Parti ne s'était toutefois pas traduit par de réelles avancées politiques, juridiques ou sociales. L'instauration d'une Journée nationale de la Femme, le 9 février, reste purement symbolique 230.

La première femme membre d'un gouvernement guinéen a été Hadja Camara Loffo, sage-femme de formation, secrétaire d'État aux affaires sociales dans le cabinet fonné en janvier 1961 ; elle gardera ce poste (avec parfois en plus la santé publique), toujours seule femme du gouvernement, jusqu'à son arrestation en 1970 ; seule femme condamnée à mort, elle sera fusillée le 25 janvier 1971.

A partir de juillet 1976, c'est Jeanne Martin-Cissé, qui quitte alors son poste d'ambassadeur représentant la Guinée à l'ONU, qui sera la seule ministre femme, avec le rang de ministre, toujours chargée des affaires sociales.

Le 19 septembre 1963, à la suite de plusieurs manifestations de femmes contre les difficultés de ravitaillement dans la capitale, Sékou Touré les réunit et leur promet une meilleure représentation dans les instances du pays 231.

Effectivement, lors des élections législatives suivantes, tenues une semaine plus tard, le 28 septembre, la nouvelle Assemblée ne comptera plus 60 députés comme auparavant (et aucune femme) mais 75, dont douze femmes, qui d'ailleurs ne seront pas élues mais désignées par des organisations féminines, et trois députés désignés par le Bureau Politique du Parti (Mafory Bangoura sera choisie à ce titre).
Les autres 60 candidats ont tous été présentés par le Comité central du Parti 232.

En avril 1964, la Panafricaine des femmes organise à Kindia un séminaire, pour lequel Ahmed Sékou Touré composera la "Complainte de la Femme africaine"

Quelques mois avant la proclamation de la Révolution culturelle socialiste, a lieu du 28 au 31 janvier 1968 le 1er Congrès des Femmes du PDG ; jusque-là, les femmes se réunissaient au sein de simples comités à l'échelon national, régional ou local ; désormais, il s'agira d'un mouvement de masse, dénommé Union des Femmes Révolutionnaires de Guinée ou URFG).

Parmi les motions adoptées, les congressistes décident que la polygamie doit être interdite 233.
Mais Sékou Touré lui-même reconnaît que cette mesure a été prise sans que la société guinéenne soit prête à l'accepter, sous l'influence des militantes les plus engagées, et en dépit de l'avis réservé de nombreux comités. A la clôture du Congrès, Sékou rappelle "qu'il y a des femmes, de nombreuses femmes, qui ne sont contre la polygamie que lorsqu'elles sont en réunion, en assemblée générale, en congrès du Parti. Mais dès qu'elles se retrouvent avec leur mari, elles ne cessent de critiquer les positions du Parti et d'affirmer qu'elles désirent encore la polygamie. Tout à l'heure je m'entretenais avec une de vos camarades. Elle avait assisté à Bamako à un congrès de femmes africaines qui a condamné énergiquement la polygamie. Je lui ai dit :
— Souvenez-vous qu'à Bamako vous aviez condamné la polygamie publiquement, mais la polygamie n'a fait que se développer.
Elle a même été désirée par celles-là mêmes qui l'avaient condamnée. Alors, lui ai-je dit, tirez-en les leçons. Vous venez de prendre un nouvel engagement de combattre la polygamie, de libérer totalement la femme africaine. Il faut que cette décision soit le dernier engagement, l'engagement d'honneur, l'engagement de la Révolution. Il faut que cette décision se traduise dans les faits concrets." 234

Et comme il aime à le faire, il lit lui-même à la fin de son discours un long poème qu'il a consacre' aux femmes 235.

Comme il le faisait fréquemment, Ahmed Sékou Touré saisit l'occasion d'un événement national pour lui donner une signification symbolique forte.
La mort, le 22 mars 1976, au cours d'un traitement médical en Roumanie, de l'une des plus anciennes militantes du Parti, Hadja Mafory Bangoura, lui fournit, le 26 mars 1976, le thème d'un Symposium tenu au Palais du Peuple et d'une manifestation publique au Stade du 28 septembre, où Sékou Touré prononça un "discours oraison funèbre" versifié devant 50.000 militantes et militants des deux fédérations du PDG de la capitale, avant que la dépouille ne soit enterrée dans le Mausolée de Camayenne, où se trouvent également les restes de Guinéens illustres, comme l'Almamy Samory Touré, Alfa Yaya Diallo, Morifidian Diabaté, Dramé Oumar, et, seule autre femme, Mbalia Camara 236.

Les livres de Sékou Touré sont imprimés à l'imprimerie Kundig, 10 rue du Vieux Collège à Genève. Pour le 8ème congrès (septembre-octobre 1967), les 40.000 exemplaires du Tome X sont expédiés par avion.

Le 18 août 1967, c'est un portrait de Sékou Touré peint par l'un des meilleurs artistes chinois de Pékin, Guozi Shudian, qui arrive pour le 8ème congrès.

L'artiste reçoit 2.500.000 francs guinéens pour sa prestation ; la commande et la transaction sont passées par l'intermédiaire de l'ambassadeur Sékou Camara. Le Congrès donne lieu à l'inauguration du Palais du peuple, construit justement par la Chine.
Il était peu de pays où l'imbrication entre le Parti et l'État ait été poussée aussi loin que dans la Guinée de Sékou Touré, au point que le Parti Démocratique de Guinée (PDG) y était qualifié de "Parti-État".

L'administration et le Gouvernement n'étaient en fait que les organes d'exécution du Parti-État et de la ligne définie par lui ; ils étaient associés à tous les niveaux à la définition de cette ligne.
"Le Parti-État, c'est la fusion de l'État, instrument technique du Peuple et du Parti, instrument politique du Peuple : le Peuple doit agir tout à la fois dans l'État et sur l'État, dans le Parti et sur le Parti ; le Peuple, possesseur du Parti et de l'État, les rassemble en une seule entité, le Parti-État, lequel devient alors l'instrument global du Peuple, qui annule toute contradiction entre eux." 237

Notes
226. Beaucoup de personnes affirment pourtant que le président lui-même n'a pas totalement renoncé à certaines pratiques coutumières.
227. En décembre 1977, l'auteur a vu une personne (sans doute un marabout ?) se livrer à divers gestes rituels en parcourant le stade du 28 septembre et en enterrant de petits objets sur le terrain où devait se jouer quelques minutes plus tard le match de football Côte d'Ivoire-Guinée (qui fut gagné par cette dernière, ce qui amena dans l'euphorie générale, le président Sékou Touré à lancer le mot d'ordre de la nécessaire réconciliation avec Abidjan et Dakar, qui fut réalisée à Monrovia trois mois plus tard).
En 1977, à la fin de la saison sèche ct avant que ne commencent les pluies, l'auteur alla assister à la pêche traditionnelle de la mare de Baro, près de Kouroussa, en Haute Guinée, où les villageois ramassent pratiquement à main nue de gros poissons presque échoués dans la boue ; au terme de cette journée de pêche incroyablement riche se déroule dans le bois voisin une fête de reconnaissance, de sacrifices et d'initiation ; l'auteur y fut convié par la population, et reçut à l'issue des cérémonies une chemise d'initié en coton écru ; il la porta lors de sa prochaine visite chez le président, qui s'exclama :
— "Ah bien vous ! Je ne pensais pas que vous iriez aussi loin dans la pratique de nos traditions."
En 1981, l'auteur a lui-même reçu, bien après avoir quitté la Guinée, un émissaire du président guinéen, Mory Kaba, le chargeant de faire savoir à Valéry Giscard d'Estaing qu'il devait, s'il voulait être réélu lors des présidentielles, enfouir au pied d'un arbre du jardin de l'Élysée des plumes et des oeufs d'une poule blanche ; l'auteur fit passer ce message par l'intermédiaire de son ami et camarade de promotion de l'ENA Jacques Wahl, alors secrétaire général de la présidence de la République.
Ce dernier fit part de ces recommandations au président Giscard d'Estaing, qui esquissa simplement un sourire. Wahl ne sait pas s'il a ou non discrètement suivi les conseils de son supporter guinéen ; mais il est probable que non, car Giscard d'Estaing ne fut pas réélu ! On ne sait pas non plus si les deux hommes en ont parlé lors de leur entretien de septembre 1982, lorsque Sékou Touré se rendit en France à l'invitation du président Mitterrand, invitation à vrai dire formulée en premier par Giscard lors de sa visite en Guinée en décembre 1978. (entretien de Jacques Wahl avec l'auteur, Paris, 4 novembre 2009).
228. Il en fut très flatté, disant à l'auteur qu'en France, il n'y avait même pas une école maternelle à porter son nom !
229. Le Réveil, n° 393 du 5 décembre 1949
230. Le 9 février 1955 est la date de l'incident de Tondon, au cours duquel la militante Mbalia Camara est sérieusement blessée. Elle mourra le 18 février. Voir le chapitre 19 qui y est consacré.
231. De nouvelles violentes manifestations de femmes auront lieu les 27 et 28 août 1977 à Conakry, à Kindia et à Nzérékoré. Voir le chapitre 78 qui leur est consacré.
232. Une dizaine d'années plus tard seulement a été admise la multiplicité de candidatures, notamment pour l'élection des postes de responsables au sein du Parti.
233. Voir le texte en annexe 1.
234. Cité dans Horoya des 4/5 février 1968. Sékou Touré lui-même, dans une conversation avec l'auteur à la fin des années 70, reconnaissait qu'il avait voulu en l'occurrence trop vite faire plaisir aux femmes les plus engagées ; il rappelait que si lui-même respectait la monogamie, dans sa famille proche, on n'en faisait pas de même ; et il citait avec une certaine ironie l'exemple de son demi-frère, Ismaël.
235. Le texte en figure en annexe.
236. Où seront enterrés ultérieurement Saifoulaye Diallo et Sékou Touré lui-même.
237. Ahmed Sékou Touré : Stratégie et tactique de la Révolution (tome XXI de "L'action politique du PDG"), Conakry, Imprimerie Patrice Lumumba, 1976. On remarquera que Sekou Touré écrivait toujours "peuple" avec un "P" majuscule.

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