L’Afrique noire française : l’heure des indépendances

Afrique noire francaise à l'heure des indépendances

Actes du colloque « La France et les indépendances des pays d’Afrique noire et de Madagascar » organisé par l’Institut d’histoire des pays d’outre-mer et l’Institut d’histoire du temps présent. Aix-en-Provence : 26-29 avril 1990
Avec le concours du Ministère de la Coopération et du Développement.  CNRS Editions. Paris. 1992. 729 pages

Edité et publié 1992 par Charles-Rober Ageron et Marc Michel l’ouvrage intitulé L’Afrique noire française : l’heure des Indépendances se penche sur la série des indépendances des années 1960.

La collection inclut l’article “Le rôle de la violence dans la mise en place des pouvoirs en Guinée (1954-58)” du Professeur Bernard Charles, l’un des pionniers de la recherche sur le jeune Etat guinéen.

Les éditeurs posent la dynamique en ces termes :

Comment quinze États d’Afrique noire francophone ont-ils accédé en l’espace de quelques mois — autour de 1960 — à la souveraineté internationale ? Cette brusque accélération de l’histoire pose de nombreuses questions, notamment celles du rôle des élites et des peuples africains dans le contexte politique, économique et culturel mondial. Une cinquantaine d’historiens et de juristes de divers pays apportent sur ces sujets encore mal explorés des réponses claires, le plus souvent inédites, à partir d’archives françaises et étrangères assez libéralement ouvertes. Ainsi comprend-on mieux pourquoi les milieux politiques français, qui considéraient le mot d’indépendance comme un tabou, finirent par s’y rallier ; pourquoi le panafricanisme sincère de N’Krumah ou tactique du FLN algérien échoua ; pourquoi la Communauté créée en 1958 par le général de Gaulle se défit si peu de mois après avoir été construite, tandis que la coopération se révéla une politique d’avenir.
Alors que les images de violence et de tragédie sont encore trop souvent liées à la décolonisation, ce vaste panorama nous montre que les Soleils des indépendances ne se lèvent pas nécessairement sur des champs de ruines.
Ce colloque international organisé par l’Institut d’histoire du temps présent (CNRS) et l’Institut d’histoire des pays d’outre-mer (Université de Provence) a réuni à Aix-en-Provence quelques-uns des meilleurs spécialistes de la décolonisation de l’Afrique.

Le texte intégral de la contribution du Pr. Bernard Charles est accessible dans la section Documents de BlogGuinée et à la Bibliothèque de webAfriqa

Si l’article de Bernard Charles est critique, le papier de Jean-Suret Canale, “L’indépendance de la Guinée. Le rôle des forces intérieures” développe un point de vue favorable au régime du Parti démocratique de Guinée.

Cela dit, la La Guinée sans la France, publié par Sylvain Soriba Camara, une section est consacrée à La lutte entre le régime du PDG et son opposition. L’auteur y développe de manière descriptive et analytique la question de la violence dans la conquête du pouvoir par Sékou Touré et son parti entre 1954 et 1958.

Bernard Charles est également l’auteur de :

Tierno S. Bah